RADIO & TELE COMMUNAUTAIRE DE MWESO

RDC : Exclusion de participation de l’AFC/M23 au Dialogue National — Satisfaction des résistants Wazalendo

Voici la position des Volontaires pour la Défense de la Patrie / Wazalendo, regroupés au sein de l’Alliance du Peuple Congolais pour la Paix (APCP)

« De prime abord, nous dénonçons l’attitude irrespectueuse du refus du dialogue national par l’opposition congolaise, uniquement parce que le Président de la République, Félix Tshisekedi, met sur la table l’option de partage du pouvoir et écarte également la participation du M23/RDF. À nos yeux, il s’agit d’un acte de trahison et d’une preuve, par excellence, que l’opposition n’existe plus au Congo.

Récompenser ceux qui massacrent des Congolais à l’Est, c’est cracher sur la mémoire de millions de victimes déjà tombées sous des rébellions camouflées au service du Rwanda et de certains alliés occidentaux, qui financent des massacres à répétition en République Démocratique du Congo pour des fins économiques et expansionnistes.

Si l’opposition pense vouloir piéger le Président Félix Tshisekedi, qui bénéficie désormais de l’accompagnement massif de tous les Congolais pour le retour d’une paix durable via les mécanismes diplomatiques appropriés — déjà amorcés à Doha, aux États-Unis et en Suisse — elle se trompe lourdement.

Le piège majeur de l’opposition, en boycottant le dialogue national, serait de voir l’initiative bâclée, puis de recourir à l’arbitrage international — comme dans le passé — afin d’aboutir au partage du pouvoir, avec ou sans le Président de la République en exercice. C’est un scénario déjà vécu, avec des résultats avantageux à ceux qui en profitent depuis trois décennies.

À ce stade, où la tête du pays est occupée par un Président de la République audacieux, qui a mis à nu les véritables auteurs de la rébellion terroriste qui endeuille l’Est, l’arbitrage international n’est pas à soutenir par les Congolais. Il a toujours servi les intérêts de l’Occident, qui finit toujours par assassiner les chefs d’État au Congo afin d’éterniser la crise et d’alimenter des groupes armés négatifs sur le territoire, dans le but de maintenir le marché des armes fabriquées par des multinationales occidentales.

Nul n’est censé ignorer l’histoire des crises en RDC avec l’arbitrage international, lequel a emporté des Présidents — Joseph Mobutu, Laurent-Désiré Kabila et plusieurs autres personnalités congolaises — victimes des “arbitrages internationaux”. On donnait ainsi de l’espace, parfois inconsciemment, pour transformer la RDC en champ d’affaires et en zone d’expérimentation de toutes sortes d’aventures internationales.

Alors, comprenons clairement les mécanismes par lesquels la RDC est passée, en vain, pour tenter de retrouver une paix durable.

1. C’est quoi l’arbitrage international ?
Quand le pouvoir est bloqué à Kinshasa (élections contestées, rébellion, coup d’État manqué), les Congolais n’arrivent plus à se mettre d’accord entre eux. On fait alors appel à des médiateurs extérieurs pour trouver un compromis.

Il ne s’agit pas d’arbitrage juridique, comme à la CCI de Paris, mais d’un arbitrage politico-diplomatique.

2. Qui sont les arbitres ?
– Afrique : UA, SADC, CIRGL, CENCO (pour la médiation interne), Afrique du Sud, Angola, Kenya, etc.
– International : ONU / MONUSCO, UE, USA
– Lieux : Sun City (2002), Addis-Abeba, Luanda, Nairobi, Kampala, et récemment Doha.

3. Les grandes étapes que nous avons vécues
– 1960–1965 : Crise du Katanga — arbitrage de l’ONU (ONUC)
– 1999–2003 :Guerre + Dialogue inter-congolais — Accord de Sun City. C’est d’ailleurs dans ce cadre que **Radio Okapi a été créée en 2002, pour accompagner le dialogue.
– 2016–2018 : Crise du troisième mandat — Accord de la Saint-Sylvestre, arbitré par la CENCO
– 2022–2026 : Crise de l’Est (M23) — processus de Luanda et de Nairobi, puis processus de Doha.

L’arbitrage porte généralement sur : cessez-le-feu, retrait, dialogue avec les groupes armés, respect de la souveraineté… mais, à ce stade, sans issue palpable.

4. Pourquoi Kinshasa accepte ?
– Pour garder la **légitimité internationale ;
– Pour obtenir un cessez-le-feu;
– Pour débloquer l’**aide financière.

Cependant, la limite s’impose :l’arbitre n’impose pas. Il propose.
Si les acteurs congolais n’appliquent pas l’accord à Kinshasa et sur le terrain, notamment à Goma, la crise reviendra encore et toujours.

D’où la nécessité de nouvelles approches de résolution des conflits internes, dont les jalons ont été posés par le Président Félix Tshisekedi. Nous ne devons pas, non plus, accepter de tomber dans le piège tendu par l’opposition, qui se dit assoiffée de pouvoir : il faut plutôt privilégier la cohésion nationale, afin que, dans l’unisson, nous combattions les vrais ennemis du Congo.

Ainsi, l’annonce du dialogue national à la congolaise par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, traduit sa volonté d’avancer avec des approches appropriées pour résoudre les conflits internes et tracer un schéma nouveau, propre à l’indépendance mentale des Congolais.

Cette annonce, dans un contexte de conflits armés à l’Est du pays, est l’expression manifeste de la volonté du Président de la République de revaloriser la RDC et les Congolais, afin que désormais nous trouvions, à la congolaise, des solutions aux problèmes internes entre les filles et fils du pays.

Bien que chaque processus présente des méandres, avec les jalons posés pour la recherche de solutions aux conflits internes, il est du devoir de tous les Congolais — toutes tendances confondues — de s’en approprier pour le salut du Congo, et d’espérer un avenir qui rassure les populations.

Engagement et soutien
En tant que combattants sur plusieurs lignes de front au Nord et au Sud-Kivu, nous réitérons notre soutien indéfectible aux efforts du Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi, qui n’épargne aucun effort pour combattre et éradiquer les milices ADF/Nalu et M23/RDF, afin que l’Est recouvre sa quiétude, de gré ou de force, avec notre participation aux batailles dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Pour les VDP / Wazalendo, regroupés au sein de l’Alliance du Peuple Congolais pour la Paix (APCP), en sigle, dirigés par le Général autoproclamé NGOWA LUANDA Bauer.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons.

S/É Ricky Paluku✍️

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Radio Télévision Communautaire de Mweso