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Ouganda : deux nouveaux cas d’Ebola détectés à Kampala, le bilan monte à 7

L’Ouganda a confirmé deux nouveaux cas d’Ebola lundi 25 mai 2026 dans la capitale Kampala, portant à sept le nombre total de cas enregistrés depuis le début de l’épidémie le 15 mai.

Selon le ministère de la Santé ougandais, les deux patients sont des agents de santé d’un établissement privé de Kampala, tous deux de nationalité ougandaise. Ils ont été admis dans l’unité de traitement désignée et reçoivent des soins. Les équipes de réponse ont déjà entamé le traçage de tous les contacts.

Ces nouveaux cas s’ajoutent aux trois confirmés samedi 23 mai : un chauffeur ougandais qui avait transporté le premier patient, une soignante exposée en le prenant en charge, et une femme congolaise arrivée de RDC avec des symptômes.

Une épidémie liée au foyer de l’Ituri
L’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo, une forme rare d’Ebola pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le foyer initial se situe dans la province de l’Ituri, en RDC, à moins de 40 km de la frontière ougandaise.

L’OMS a déclaré le 20 mai une urgence de santé publique de portée internationale face à la propagation du virus en RDC et en Ouganda. L’organisation évalue le risque comme « très élevé » au niveau national en RDC, « élevé » au niveau régional, et « faible » au niveau mondial.

Kampala sous surveillance renforcée
Les deux premiers cas détectés à Kampala les 15 et 16 mai concernaient des voyageurs venus de RDC. L’apparition de cas locaux chez des soignants confirme une transmission intra-hospitalière et accroît l’inquiétude des autorités.

Le ministère ougandais affirme renforcer la surveillance, la prise en charge des cas, le traçage des contacts et la sensibilisation du public. L’OMS et l’Africa CDC appellent à une vigilance maximale pour éviter une expansion du virus.

En RDC, l’OMS faisait état dimanche 25 mai de plus de 900 cas suspects et 101 cas confirmés, principalement dans l’Ituri et le Nord-Kivu.

La souche Bundibugyo n’a pas de vaccin disponible, contrairement à la souche Zaïre responsable des précédentes grandes épidémies. Les déplacements transfrontaliers intenses et l’insécurité dans l’est de la RDC compliquent la réponse.

Mwenge Kake

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