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Guinée-Bissau : le président Umaro Sissoco Embaló renversé par un haut commandement militaire

La Guinée-Bissau a basculé, ce mercredi 26 novembre 2025, dans une nouvelle crise politique majeure. En milieu d’après-midi, un groupe de hauts gradés se réclamant du « Haut commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public » a annoncé avoir renversé le président Umaro Sissoco Embaló, suspendu le processus électoral en cours et pris le contrôle total du pays.

Le communiqué, lu au siège de l’état-major des armées à Bissau par le brigadier-général Denis N’Canha, évoque des mesures immédiates : fermeture des frontières terrestres et aériennes, instauration d’un couvre-feu et mise à l’arrêt de toutes les institutions liées au processus électoral. Les militaires disent agir pour « préserver la stabilité nationale » après une période de « tensions post-électorales ».

Un coup de force trois jours après la présidentielle

Ce coup d’État intervient seulement trois jours après l’élection présidentielle du dimanche 23 novembre 2025, un scrutin déjà marqué par des contestations et un climat politique tendu.

Dans un bref échange avec France 24, Umaro Sissoco Embaló a confirmé avoir été « renversé », précisant se trouver « actuellement à l’état-major », sans donner plus de détails sur son état ni sur les conditions de sa détention.

Un mandat depuis 2020 sous tensions permanentes

Arrivé au pouvoir le 27 février 2020, Umaro Sissoco Embaló avait pris la tête du pays après l’élection présidentielle de décembre 2019, dans une atmosphère déjà conflictuelle. Son investiture n’avait pas été validée par la majorité parlementaire, mais elle avait été reconnue par la CEDEAO et par plusieurs pays étrangers.

Le pays plongé dans l’incertitude

À Bissau, les communications autour de la présidence restent limitées, tandis que les acteurs régionaux, notamment la CEDEAO et l’Union africaine, sont attendus pour réagir à cette nouvelle crise dans un pays déjà confronté à une instabilité chronique.

La Guinée-Bissau entre ainsi dans une période d’incertitude totale, avec un pouvoir militaire qui promet de « restaurer l’ordre », mais sans calendrier clair ni visibilité sur la suite.

la rédaction

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