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Sud-Kivu : La Société Civile dénonce des « crimes de guerre » commis par l’AFC/M23 à Walungu et Luhwinja.

La Société Civile du Sud-Kivu accuse des éléments de l’AFC/M23 de graves violations des droits humains dans les territoires de Walungu et Luhwinja. Dans une alerte urgente publiée le 25 septembre 2026, l’organisation appelle la communauté internationale et le Gouvernement à agir.

Selon la Société Civile, le dernier incident en date s’est produit dans la nuit du 24 au 25 septembre 2026, vers 20h30, dans le groupement de Kaniola, chefferie de Ngweshe en territoire de Walungu.

Trois civils auraient été « lâchement tués à coups de fouets » par le colonel Ranseignet Kagigi, présenté comme un élément de l’AFC/M23. Le motif est d’avoir suivi le match de la RDC contre la Guinée.

La Société Civile accuse par ailleurs le même officier d’être à la base de « terrorisme, morts et désolation » dans la zone depuis mai 2026. Sont également dénoncés : des viols, des taxes illégales « au bout du fusil », des détentions dans des conditions inhumaines et la restriction des mouvements des populations vers le village de Cindubii, jugé vital pour la survie des habitants.

Dans le groupement de Mulamba, à Luntukulu, l’organisation fait état de plus de 10 civils tués en 6 mois. Elle dénonce aussi des bastonnades devenues « légion », des viols et l’enrôlement forcé de jeunes qui sèment la panique.

Des actes similaires sont signalés dans les villages de Nshesha, Mudusa, Makwale, Cahi et Murhanga.

Dans le même contexte, un autre incident a été signalé le 24 septembre 2026 à Kange, dans le groupement de Lugicha en chefferie de Luhwinja. Un certain Bisasi Cinigi, présenté comme policier de l’AFC/M23, y a été roué de coups et poignardé par ses propres éléments. Évacué dans une structure médicale, son pronostic vital serait engagé.

La Société Civile du Sud-Kivu met en garde les autorités de fait de l’AFC/M23. Elle rappelle que selon le droit international humanitaire et les Conventions de Genève, elles sont responsables de la sécurité des civils.

 » Ces actes constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui ne resteront pas impunis « , écrit l’organisation. Elle exige l’arrêt immédiat des assassinats et la sanction des auteurs.

Elle interpelle également le Gouvernement de la RDC pour qu’il assume sa responsabilité de protection en restaurant la paix sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu.

S’adressant au Conseil de Sécurité de l’ONU, Me Néné Bintu Iragi, Présidente du Bureau de Coordination, a estimé qu’il est temps d’agir. Elle a souligné la lassitude des populations face aux résolutions et accords de paix qui ne sont pas appliqués.
La Société Civile a rappelé aux autorités de l’AFC/M23 qu’elles sont responsables de la protection de chaque vie civile dans les zones sous leur contrôle. Elle les a appelées à cesser immédiatement les assassinats et à laisser les civils vivre en paix.

L’alerte se termine avec une mise en garde directe aux responsables de l’AFC/M23 :
 » Vous contrôlez la zone. Vous êtes responsables de chaque vie civile perdue. Le monde vous regarde. Arrêtez ces assassinats maintenant. Laissez les civils en paix. Un civil n’est pas un combattant ! « , conclut-elle.

La rédaction

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