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*Nord-Kivu : l’armée accuse le M23 d’avoir exécuté 10 civils à Kiseguru et dénonce une nouvelle escalade à Rutshuru*

Les Forces armées de la RDC accusent la rébellion de l’AFC/M23 d’avoir exécuté sommairement dix civils le mardi 2 juin 2026 dans la localité de Kiseguru, située aux abords du Parc national des Virunga, dans le groupement de Binza, chefferie de Bwisha.

Selon un communiqué diffusé par l’état-major des FARDC, l’attaque s’est produite en fin de journée. Les militaires affirment que des éléments de la coalition armée AFC/M23 ont fait irruption dans le village avant d’ouvrir le feu sur des habitants. Aucun détail n’a été donné sur l’identité des victimes, mais l’armée parle de civils non combattants.

En parallèle des exécutions, plusieurs habitants de Kiseguru auraient été interpellés par les combattants du M23. D’après le communiqué, ces personnes ont été transférées à la prison centrale de Kanyangabhi, à Rutshuru-Centre. L’armée congolaise indique qu’elles sont accusées d’appartenir aux Forces démocratiques de libération du Rwanda, FDLR, groupe armé d’origine rwandaise actif dans l’est de la RDC depuis les années 1990.

Pour les FARDC, ces arrestations relèvent d’une stratégie d’intimidation visant à affaiblir le soutien civil aux opérations militaires et à justifier une présence armée dans la zone.

Le porte-parole militaire a qualifié les faits de « nouvelle violation du droit international humanitaire ». Il appelle la communauté nationale et internationale, les organisations de défense des droits humains et la MONUSCO à documenter ces incidents et à exercer une pression pour que les responsables répondent de leurs actes.

« L’armée réaffirme son engagement à protéger les populations civiles et à défendre l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo », précise le communiqué.

Kiseguru se trouve dans une zone stratégique, à la lisière du Parc des Virunga et à quelques kilomètres de Rutshuru-Centre. Le territoire de Rutshuru est l’un des épicentres des affrontements entre les FARDC et l’AFC/M23 depuis la reprise des hostilités fin 2021.

La chefferie de Bwisha, dont dépend Kiseguru, a connu plusieurs cycles de déplacements massifs de population. Les ONG locales font état d’une situation humanitaire précaire, marquée par un accès limité aux soins et à l’aide alimentaire.

La rédaction

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