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Tshopo : convoqué d’urgence à Kinshasa, le gouverneur a.i Didier Lomoyo au cœur d’une polémique après un lapsus sur Joseph Kabila

Le gouverneur intérimaire de la province de la Tshopo, Didier Lomoyo Iteku, a été convoqué d’urgence à Kinshasa ce lundi 1er décembre 2025, après un incident qui a enflammé les discussions locales et, surtout, les réseaux sociaux. Tout est parti d’un simple lapsus prononcé lors d’une parade populaire organisée à l’esplanade de la mairie de Kisangani.

Alors qu’il s’adressait aux habitants dans le cadre de la traditionnelle causerie citoyenne du lundi, l’autorité provinciale vantait les efforts du gouvernement central pour poursuivre la mécanisation des agents de l’État, l’un des chantiers prioritaires du mandat en cours. Mais, dans son élan, Didier Lomoyo a cité par inadvertance le nom de l’ancien président Joseph Kabila avant de se corriger pour mentionner l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Le passage exact prononcé par le gouverneur a rapidement circulé dans la ville :

« C’est un processus qui se poursuit parce que… Joseph Kabila… plutôt notre chef de l’État, Félix Tshisekedi, veut que tous les agents de l’État soient mécanisés », a déclaré le gouverneur a.i de la province de la Tshopo.

Dans un contexte national où toute référence publique à l’ancien chef de l’État fait l’objet d’une attention particulière, ce lapsus a été jugé suffisamment sensible pour justifier une convocation immédiate à Kinshasa.

Un télégramme officiel émanant du ministère de l’Intérieur confirme l’ordre adressé à Didier Lomoyo, lui enjoignant de se rendre dans la capitale « pour consultations », accompagné du maire de Kisangani.

Reste à savoir si le gouvernement central considérera l’incident comme une simple maladresse ou comme un manquement protocolaire dans une période hautement politisée.

Au final, ce qui n’aurait pu être qu’un simple lapsus se retrouve au centre d’une affaire qui dépasse largement la personne du gouverneur intérimaire. Entre sensibilité politique, crispations autour du nom de Joseph Kabila et vigilance accrue des institutions, cet incident rappelle combien chaque mot prononcé par un responsable public peut peser lourd dans le contexte actuel.

La rédaction

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