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Sud-Kivu — Alerte : enlèvement de Daniel Kaheza Mushonga par l’AFC‑M23 à Nyabibwe

La société civile du Sud‑Kivu est en émoi. L’organisation IPDHOR ASBL a dénoncé, mardi 7 avril 2026, l’enlèvement de Daniel Kaheza Mushonga, figure de la défense des droits humains et président de la société civile de Mbinga‑Nord. L’acte est attribué à des éléments armés de la coalition AFC‑M23.

Un enlèvement en plein centre commercial
C’est au cœur du centre commercial de Nyabibwe, zone stratégique du Sud‑Kivu, que le défenseur des droits humains a été interpellé par des hommes armés. Selon les premières informations recueillies par l’ONG IPDHOR ASBL, les ravisseurs appartiendraient à la coalition AFC‑M23.

Depuis son enlèvement, le lieu de détention de M. Mushonga demeure inconnu, plongeant ses proches et ses collaborateurs dans une grande inquiétude. L’absence de communication officielle des autorités locales accentue la pression sur les acteurs de la société civile dans cette région fragile.

Détournement numérique : une menace supplémentaire
Les enquêteurs de l’ONG rapportent par ailleurs l’utilisation active du téléphone portable de la victime. Les ravisseurs s’en serviraient pour envoyer des messages via WhatsApp aux contacts de M. Mushonga.

« Cette pratique laisse craindre des tentatives de manipulation, d’extorsion ou de désinformation visant à piéger d’autres membres de la société civile », avertit l’organisation dans son communiqué.

La réaction de l’IPDHOR ASBL
Qualifiant cet acte de « violation grave des droits humains », l’IPDHOR ASBL appelle à des mesures immédiates et formule plusieurs demandes urgentes :
– Libération immédiate : le retour sans condition de Daniel Kaheza Mushonga.
– Action gouvernementale : la conduite d’une enquête diligente et la mise en place de mesures visant à garantir la sécurité de l’activiste.
– Solidarité internationale : l’appel aux instances internationales pour exercer une pression sur les ravisseurs.
– Vigilance citoyenne : mise en garde de la population contre tout message suspect émanant du numéro de la victime.

Un climat de tension pour les activistes
Cet enlèvement illustre la dangerosité du travail des défenseurs des droits humains dans l’Est de la République démocratique du Congo. L’IPDHOR ASBL indique qu’elle suivra le dossier de près et dénonce l’insécurité croissante dans les zones sous influence de groupes armés.

Rédaction / Correspondance — Sud‑Kivu

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