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Rutshuru: des chèvres menacées par l’épidémie de la peste de petits ruminants à Nyamilima

Des dizaines des caprins ont péri d’une maladie non encore identifiée au cours de ce mois dans l’agglomération de Nyamilima, une entité du groupement de Binza en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.
Un vétérinaire de la place, qui lance une alerte jeudi, 26 février 2026, redoute une épidémie de peste des petits ruminants.

Il indique que cette la maladie, hautement contagieuse, touche principalement les chèvres et les moutons, provoquant des pertes importantes dans les troupeaux.

Selon les premières observations, les plus grands foyers suspects se situent dans les quartiers Camp5heures et Paysanant, à la partie Nord de Nyamilima.

Les animaux infectés présentent plusieurs symptômes inquiétants tels que la fièvre élevée, des ulcères buccaux, diarrhée sévère et pneumonie, indique le vétérinaire Katembo Nzala Pascal.

Ces signes cliniques mettent en lumière la gravité de la situation, et la peur d’une propagation rapide de la maladie s’intensifie.

<< Ici dans l'agglomération de Nyamilima, il y a une suspicion d'une maladie qu'on appelle peste des petits ruminants. C'est une maladie qui peut ravager tous les cheptels possibles. Parmi les signes, vous pouvez constater de sortie de liquide dans les orifices, il peut y avoir aussi le larmoiement, la diarrhée, la rhume, l'inappétence et la queu tombante >>, explique Katembo Nzala, un vétérinaire de la place.

L’absence de l’organisation des campagnes de vaccination, selon lui, serait à l’origine de la résurgence de cette peste.
Pour contenir la propagation, Katembo Nzala appellent les éleveurs à la vigilance et recommandent notamment de se rendre immédiatement dans une clinique vétérinaire dès l’apparition de premiers signes et d’éviter toute consommation de viande non contrôlée par les services vétérinaires.

<< Il en peine 8 ans que nous ne faisons pas la campagne de vaccination, tout ceci pourrait être à la base du déclâchement de cette épidémie. Je conseillerais à la population de nous amener les bêtes pour le traitement. Pour les négligeants, les bêtes sont exterminées. Lors qu'il y'a une bête qui est morte de cette maladie, il faut faire appel au vétérinaire, c'est bien lui qui va décider en disant soit qu'il faut consommer ou bien jeter >>, ajoute-t-il.

Cette maladie virale, redoutée pour sa forte mortalité pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la filière élevage dans ce milieu, déjà fragilisés par divers défis sécuritaires.
La peste de petits ruminants restent une menace majeure dans les milieux ruraux, où l’élevage constitue une source essentielle de revenus et de sécurité alimentaire.

MWENGE KAKE

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