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Irumu : 50 miliciens de Tchini ya Tuna déposent les armes et intègrent le processus de paix

Un nouveau pas vers la stabilisation de la province de l’Ituri a été franchi samedi à Balingina, dans le territoire d’Irumu, où cinquante éléments de la milice Tchini ya Tuna, dont quatre femmes, ont officiellement déposé les armes dans le cadre du programme national de désarmement.

La cérémonie de reddition s’est déroulée le 21 février 2026 à Balingina, chef-lieu du groupement Bokucho, en présence de l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, du représentant de la 32e région militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), des responsables du Programme de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS).

D’un député provincial, des membres du comité territorial de sécurité, ainsi que des représentants de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et de la population locale.

Selon les autorités locales, les ex-combattants ont remis cinq fusils d’assaut de type AK-47, un revolver et environ 600 munitions. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’appel lancé par le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en faveur du désarmement volontaire et de la réintégration des groupes armés encore actifs dans l’est du pays.

Représentant le gouverneur militaire de l’Ituri et commandant des opérations, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, l’administrateur militaire du territoire a salué « un engagement courageux » de la part des membres de Tchini ya Tuna, estimant que ce geste constitue un signal fort en faveur du retour progressif de la paix et de la cohésion sociale dans la région.

De son côté, Édouard Matope, l’un des ex-combattants ayant déposé les armes, a exhorté les autres groupes armés encore actifs à suivre cet exemple. « Nous appelons nos frères encore en brousse à choisir la voie de la paix et du développement », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de rompre avec le cycle des violences.

Les autorités territoriales ont réaffirmé leur attachement à l’approche combinée, militaire et non militaire, mise en œuvre sous la coordination du gouvernorat militaire de l’Ituri. Cette stratégie vise à restaurer l’autorité de l’État tout en favorisant le dialogue, la démobilisation et la réinsertion communautaire des ex-combattants.

Depuis plusieurs années, la province de l’Ituri demeure en proie à l’activisme de groupes armés locaux et étrangers, responsables de nombreuses exactions contre les civils. Les autorités congolaises espèrent que la multiplication des redditions volontaires contribuera à accélérer la pacification durable de cette région stratégique de l’est de la République démocratique du Congo.

Ilanga meta

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